Deux grandes masses rouges, l’une arrondie dans la partie supérieure, l’autre coupée par le bord inférieur, structurent cette peinture abstraite d’Eric Baudard. Entre elles, une forme jaune et blanche, sinueuse et étirée, traverse le centre avant de descendre vers le bas à droite. Ses contours irréguliers contrastent avec les courbes plus amples qui l’entourent.
Le vert occupe le haut du tableau et enveloppe la masse rouge supérieure sur sa gauche, puis se prolonge en une large courbe sous la forme centrale. À droite, une zone bleue aux contours ondulés rejoint une plage rouge orangé. Dans la partie basse, un fond presque noir donne une intensité particulière aux couleurs lumineuses. Un petit motif jaune, anguleux et composé de triangles emboîtés, se détache en bas à gauche.
Les passages du jaune au blanc créent des effets de relief dans la forme centrale. Quelques touches verdâtres, orangées et sombres en interrompent la continuité. Son prolongement inférieur s’affine, puis s’achève par de petites formes claires et rosées. Ce contraste entre étirement, replis et volumes arrondis donne à la composition son mouvement singulier, sans imposer de sujet figuratif précis.
Intitulée Triptique 3, cette peinture originale à l’huile sur toile est signée Eric Baudard. Les dégradés à l’intérieur des grandes plages colorées nuancent la netteté de leurs limites. La composition associe ainsi des oppositions franches de couleurs à des transitions plus progressives, notamment dans les verts et les bleus.
Pour l’accrochage, un éclairage latéral doux pourrait accompagner ces variations sans concurrencer les contrastes déjà marqués de la toile. Il permettrait notamment d’apprécier les nuances au sein des zones sombres comme des parties les plus lumineuses.