Des figures jaunes et dorées se détachent sur des plages de bleu vif, de rouge et de noir. Dans Le fil, Eric Baudard compose un univers figuratif aux corps étirés et fragmentés, où les courbes des silhouettes rencontrent des lignes tranchantes. À gauche, une figure verticale lumineuse semble suspendue au-dessus d’une zone noire, ses jambes fines descendant vers le bas du tableau.
À droite, un visage incliné, prolongé par une forme jaune sinueuse, domine deux membres repliés. Au premier plan, un corps allongé occupe presque toute la largeur inférieure : ses volumes arrondis contrastent avec ses extrémités effilées. Ces présences humaines ne suivent pas une représentation anatomique naturaliste ; elles participent à une composition faite de rapprochements, de ruptures et de déformations.
La partie supérieure déploie des traits rayonnants dans des tons d’ocre, d’orange et de brun, traversés de grandes pointes noires. Un faisceau bleu intense relie cette ouverture à la partie droite. Plus bas, une bande rouge surmonte un alignement de formes géométriques noires et blanches. Une large courbe bleue traverse la moitié inférieure et contourne les figures, tandis qu’une plage verte apparaît sous le corps du premier plan.
Cette œuvre originale au pastel, signée par Eric Baudard, mesure 50 × 65 cm. Les traces colorées restent perceptibles : traits parallèles, passages plus diffus et contours fortement appuyés donnent des rythmes différents aux surfaces. L’opposition entre les jaunes lumineux, les bleus soutenus et les aplats sombres structure l’ensemble autant que les silhouettes.
Pour son accrochage, une hauteur permettant d’observer aussi bien les traits du pastel que l’ensemble de la composition aiderait à apprécier ses changements d’échelle et ses contrastes.